Louis Foucher 

Louis Foucher est né en France en 1918. 
Il exerça à Sousse en qualité de Professeur de lettres classiques au lycée de 1946 à 1949, puis de 1959 à 1965 au sein de l'université tunisienne en tant que maître de conférences puis professeur en histoire ancienne et archéologie
C'est au sortir de la deuxième guerre mondiale que le professeur constate à quel point le patrimoine archéologique immense de la ville a souffert des exactions des forces de l'Axe.
De nombreux militaires allemands ou italiens s'étant emparé d'objet inestimables les transformant en simples souvenirs de guerre !
Tout est à refaire. Avec pugnacité et méthode, il reprend, ordonne le patrimoine d'Hadrumète, lance de nouvelles campagnes, publie, s'inscrit dans une multitude des sociétés archéologiques dont il est le correspondant et fait ainsi à nouveau connaître les richesses de sa ville d'élection et du Sahel.

"Il entreprit des fouilles de sauvegarde notamment à Themétra (Chott Mariem), Salacta, Zéramdine, Sidi El Hani, Touza, Menzel Harb, Bouhjar, Uzitta, Lemta et surtout El Jem où la multiplication, dès les premiers jours de l’Indépendance, des travaux d’urbanisme et d’aménagements territoriaux menés à grande échelle par des chantiers d’assistance sociale avaient provoqué la mise à jour de nombreux vestiges d’époque punique et romaine" écrit Hédi Slim, directeur de recherche à l’Institut national du patrimoine de Tunis dans "Antiquités africaines". Nous lui devons l'organisation et la mise en place du Musée de la Casbah assisté de M. Mabrouk Hamrouni. Jusqu'a sa mort en 2003, il continua ses recherches et publications qui constitues aujourd'hui une  somme de travail d'une incomparable richesse pour l'archéologie de Sousse et du Sahel.




 "Louis Foucher un citoyen de Sousse", avec des textes de Abdeljelil Bouraoui, le président de l’Association de sauvegarde de la Médina de Sousse de Myriam Morel-Deledalle, conservateur du musée d’histoire de Marseille, d'Hédhili Chaouach, le président de la société archéologique de Sousse... 

Hédi Slim dans Antiquités africaines, t. 38-39, 2002-2003, p. 11-18