Le port  - 4 -
Imports et exports





Le port de Sousse



Un angle du port de Sousse 
(CPA ND Photo n°70 - Coll. Ch. Attard)






Le port de Sousse malgré toutes ses qualités ne connut pas un développement comparable à celui de Sfax et il n'est pas rare de voir des cartes postales le représentant avant 1910 vident de tout trafic ou presque. 
Ce n'est qu'en 1910 avec la prolongation de la ligne de chemin de fer jusqu'à Henchir-Souatir  que purent arriver jusqu'à Sousse les phosphates de Metlaoui, principal produit à l'exportation. 
Le trafic général du port fut ainsi augmenté de près de  100 000 tonnes.

Mais bien avant ce regain d'activités attribuable aux seuls phosphates, le port connut un intense trafic à l'export des produits des oliviers du Sahel. Comme le montre la photo ci-dessus les quais était souvent encombrés de barils pleins ou vides.
Que ce soit sous forme brute (l'olive non pressée), raffinée (huile de différentes pression) ou encore en sous-produits (pâte à savon, grignons, huile de dernier qualité) les dérivés de l'immense culture oléicole de la région aboutissait sur le port de Sousse pour s'embarquer vers l'Europe (principalement vers Marseille qui développa en cette fin de XIXe siècle son industrie du savon), Malte ou l'Italie.






Le quai des phosphates



Le chargement des phosphates 
(CPA ND Photo n°23 - Col. Ch. Attard)






Chargement des phosphates



On voit ici les machines qui permettaient de charger les phosphates. 
(CPA ND Photo n°24 - Col. Ch. Attard)






Le port



Le port



Ces deux vues permettent de constater la progression d'installation 
des hangars sur l'épi sud

(CPA ND n°5 et  LL - Col. Ch. Attard)






Sont importés par le port de Sousse : céréales, farines, semoules, vins et spiritueux, dattes et éponges,  tissus et cotons, charbon,  bois et matériaux de construction et tous les produits manufacturés européens nécessaires aux besoins des communautés installées.





Poteries



Poteries et palmiers arrivent à Sousse
(CPA CAD n°11 - Col. Ch. Attard)






Mais à côté de ces mouvements en général en provenance de l'Europe, de nombreuses petites embarcations alimentaient la ville de quantités d'autres produits en provenance d'autres régions du pays (fruits et légumes, poteries...)





Le Calédonie



Le transport de céréales "Le Calédonie" de Nantes à quai 
(CPA ND Photo n°41 - Coll. Ch. Attard)






Sont exportés huiles et grignons issus des usines des faubourgs de la ville, sel, alfa, orge et blés, ovins vivants ou morts, lainages, tapis et tissus de la région de Kairouan ou le Sousse même, peausseries et cuivres travaillés, sels de mer des salines de la COTUSAL de Monastir (la COTUSAL : Compagnie générale des salines de Tunisie fut créée en 1949) et des phosphates (250 000 tonnes et divers minerais (en faibles quantités 3.500 tonnes).






Le port





Le port



(CPA LL n°56 - Coll. Ch. Attard)